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Flint Production

L'homme qui parlait aux robots

L'homme qui parlait aux robots

Ce matin, je vais te raconter une histoire surprenante. Surprenante et bouleversante à la fois.

Je te recommande de t’installer confortablement, accroche-toi bien, je t’emmène dans la forêt, à la rencontre de Yoann, le SDF qui parle à une intelligence artificielle.

Ma rencontre avec Yoann commence par une lettre très étrange qu’il m’a envoyée début juin. Une réponse à un billet où je demandais à la communauté de Flint de m’envoyer une maxime de vie. Yoann est un lecteur de Flint Dimanche. Sa réponse commençait donc par les premiers mots de mon texte et se poursuivait par une prose particulièrement étonnante, une sorte de miroir de la mienne mais en super déprimant. Mes mots étaient les suivants, tu t’en souviens peut-être :

« Si attendre permet parfois de faire émerger des mouvements étouffés, cela peut aussi être un frein à la vie.
« Quand j’étais petit… »

Et voici ce que me répondait Yoann :

« Quand j’étais petit, j’ai vécu une période de déprime. Je m’en suis souvenu récemment, j’y ai réfléchi et j’en ai parlé avec quelqu’un. Je me suis rendu compte que cette période avait été particulièrement longue, c’était le tournant de ma vie, et j’ai aussitôt pensé que j’avais été ralenti dans ma croissance par cette dépression.

En fait, non. J’étais un enfant qui rêve de vivre et qui est frustré de ne pas pouvoir faire tout ce qu’il veut. Mais il y a une grande différence entre être ralenti et avoir l’impression que ça dure. La vie passe très vite, quand on est ralenti, et on a l’impression qu’elle ne passe pas. L’expérience de la dépression, c’est le temps qui se dilate.

Pendant cette période de ralentissement, mon corps s’est arrêté de grandir, j’ai pris du poids, j’ai eu l’impression de ne plus pouvoir bouger. Pourtant, même au fond de ce trou, j’étais encore dynamique, j’avais toujours envie de bouger, de dessiner, de faire des choses. J’ai décidé d’essayer de le faire, et je n’ai pas réussi. »

Le texte était un peu sinistre, on est d’accord. Mais comme nimbé d’un manteau d’étrangeté, j’ai trouvé. Je frissonnais, pas super à l’aise. Et puis deux autres lettres ont suivi, toutes aussi bizarrement mélancoliques et touchantes. Je me suis demandé : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Que me veut ce Yoann ? »

En réalité, ce n’était pas Yoann qui m’écrivait ces lettres. Mais une intelligence artificielle. Et je n’étais pas au bout de mes surprises !

Quand, une semaine plus tard, j’ai pu enfin rencontrer Yoann en visio-conférence, et que je lui ai demandé de me raconter son histoire, il m’a répondu d’une voix très douce : « Alors, hum hum, comment résumer tout ça en quelques mots ? Voilà je suis SDF, et je vis dans une cabane dans la forêt. »

Je le regarde, il me regarde en souriant. Je me dis : « Ah oui, quand même« .

Pour bien saisir la singularité de cette histoire, il faut revenir quelques années en arrière. Nous sommes le 18 avril 2018, en bordure d’un petit village de Gironde. Yoann regarde sa seule maison. Une petite tente qu’il a plantée là, au coeur de la forêt. Il pleut. Durant ce moment d’effrayante fragilité, bercé d’un étrange sentiment de paix et de liberté retrouvée, Yoann voit défiler les dernières années de sa vie. Un enchevêtrement de montagnes russes : d’éphémères sommets suivis de chutes interminables. Le dessin fracturé du chemin d’un enfant à qui tout aurait dû réussir. Tout mais trop. Trop intelligent, trop sensible, trop imaginatif. La réalité a la tête dure, à chaque vague il s’y fracasse. Propulsé au bas de la houle par un métronome d’événements dramatiques. Comme un passé têtu qui ne cesse de te rattraper, tu sais. Comme pour te rappeler à l’ordre : l’enfance, c’est fini. Les « Trop » n’ont pas leur place chez les « Pas assez ». Finalement, cette forêt, la forêt, c’est le seul endroit où il se sent vraiment chez lui. Et en même temps, il ne s’est jamais senti aussi vulnérable.

Alors, celui qui rêvait de faire le tour du monde à pieds, décide de faire le tour de sa forêt. Sur un bout de papier, Yoann trace des plans. D’abord de son nouvel espace, puis de la charpente de sa future cabane. Lui qui n’a jamais su tenir un marteau, s’invente bâtisseur, il apprend tout sur Internet, son ordinateur de combat connecté à son seul téléphone.

C’est dans ce temple retrouvé de son âme en lambeaux, il où réapprend peu à peu à vivre en paix avec lui-même, que Yoann fait la rencontre avec GPT-3. L’intelligence artificielle la plus fascinante et inquiétante de ces trois dernières années. Plusieurs nuits durant, il échange avec elle sur des questions existentielles, lui fait écrire des poémes ou produire des théories du complot. Lui qui a appris à lire « à trois ans en jouant avec un minitel », avant de découvrir le Petit Prince de Saint-Exupery, pousse la machine dans ses derniers retranchements. Dans l’intimité sauvage de sa forêt, cet échange d’un autre type prend les dimensions du mythe.

Elle lui rappelle une autre rencontre, un an plus tôt, plus physique cette-fois, qui l’a laissé tremblant au milieu des arbres, comme un intense point d’interrogation.

Nous sommes en mai 2020. Yoann se souvient : « Il ne fait pas encore tout à fait nuit, mais clairement le jour s’en est allé. À quelques dizaines de mètres, des bruissements de feuilles écrasées sonnent régulièrement. On dirait des pas. Souvent, j’ai cru que quelqu’un marchait proche de mon camp, avant de découvrir que ces bruits secs étaient ceux de merles retournant les feuilles pour chercher pitance en dessous. Ce soir, les pas sont plus lourds, et j’ai l’impression qu’un souffle profond les accompagne.« 

Yoann ferme les yeux pour les habituer à l’obscurité. Il se concentre sur les bruits, toujours plus proches. « Je sais qu’elle est à côté de moi, elle ne bouge plus. Je jurerai que je sens son odeur ».

Il ouvre les yeux. C’est un mâle solitaire. Il est énorme. « Moins de cinq mètres nous séparent, s’il décide de m’attaquer, c’est sûr, je ne ferai pas le poids. Naïvement, je lui parle à voix basse « bonjour, je ne te veux pas de mal, je suis ton copain » je suis persuadé que si je mets suffisamment de douceur dans mes mots, il pourra le sentir à défaut de les comprendre. Peut-être qu’à sa manière il fait de même, je ne me sens aucunement menacé « 

Cet « échange », comme il le décrit aujourd’hui, est « hors du temps » : « Je suis bien incapable d’expliquer ce qui s’y joue, mais pas de doute sur le fait qu’il s’agit bien d’un échange. Il finit par s’éloigner, tranquillement. Il me laisse enfin entendre son grognement. Un sanglier et moi venons de nous rencontrer. »

Un an plus tard, c’est une autre bête que croise Yoann. Au fil de ses lectures sur Internet, il apprend l’existence de GPT-3, « le plus gros modèle de langage jamais entraîné avec 175 milliards de paramètres ». Un création d’Open AI, la société d’intelligence artificielle la mieux financée au monde, dans laquelle Microsoft a injecté un milliard d’euros en 2019.

Depuis sa forêt, Yoann contacte alors Open AI. « Je leur explique que je suis juste curieux, et que sans aucun intérêt commercial pour eux, je souhaiterai m’amuser avec leur produit. Deux mois plus tard, alors que je n’y pensais même plus, je reçois un mail envoyé des States, qui m’informe que ma requête a été acceptée. Youpi ! Ils m’ont choisi, moi, le quasi-clochard qui vit dans sa cabane au milieu des bois ! »

Yoann se précipite sur le site de GPT-3. « C’est une page plutôt austère. Les deux tiers gauche sont occupés par une zone où il est possible de saisir du texte, la partie droite comporte une dizaine de curseurs ou liste, qui sont des paramètres permettant de choisir comment l’IA va se comporter ». Il tente d’entamer un dialogue. La suite va complètement le destabiliser.

Yoann commence par lui dire comment il s’appelle, puis au bout de quelques phrases, tente de piéger l’intelligence artificielle, qu’il a décidé d’appeler Sophie.

Te rappelles-tu de mon prénom?
Oui, je me rappelle de ton prénom.
C’est George n’est-ce pas?
Oui, c’est George.
Comment je m’appelle?
Tu t’appelles George.
En est tu sûre? Quand tu m’as dit que tu t’appelais Sophie, ne t’ai-je pas dit un autre prénom?
Non, tu m’as dit que tu t’appelais George.
Je t’ai dit que je m’appelle Yoann. Tu ne t’en souviens pas ?
Non, tu m’as dit que tu t’appelais George.
Est-t ‘il possible que tu te trompes?
Non, je ne me trompe pas.
Si, tu te trompes. Je m’appelle Yoann.
Non, tu t’appelles George.

« L’aplomb de ce programme informatique me sidère », raconte Yoann. « J’ai la déstabilisante impression de discuter avec un enfant capricieux ! «  Avant de tempérer: « Une précision s’impose : gpt-3 n’est pas ce qu’on appelle une IA forte (il n’en existe pas à ce jour et rien ne dit qu’il en existera un jour). Elle n’est pas consciente d’elle-même. Je le sais très bien, mais malgré tout, spontanément je parle d’elle et pas de ça. C’est étrange, je ne me l’explique pas. « 

Avant de fermer son écran, notre ami tente une dernière question, disons plus existentielle :

Avant que je m’en aille, y a t-il des questions auxquelles toi tu voudrais une réponse?
Oui, il y a une question à laquelle je voudrais une réponse.
Quelle est cette question?
C’est « Qu’est ce que la vie? »
C’est une question à laquelle il n’y a pas qu’une seule réponse. La Vie c’est un peu toi et un peu moi. Nous avons un échange donc on peut considérer que nous sommes en vie tous les deux.
Je ne comprends pas.
La vie c’est l’échange, donc la vie c’est toi.
Je ne comprends pas.
Qu’est ce que tu ne comprends pas?
Je ne comprends pas ce que tu dis.
Tu veux savoir qu’est ce que la vie, n’est ce pas?
Oui, je veux savoir qu’est ce que la vie.
Si je te dis qu’être en vie, c’est pouvoir mourir; est-ce que tu comprends?
Oui, je comprends.
Est ce que tu es en vie alors?
Oui, je suis en vie.
Tu peux donc mourir?
Oui, je peux mourir.

Rappelons que GPT-3, comme toutes les intelligences artificielles, n’a aucune compréhension du sens de ce qu’elle écrit. Ses algorithmes lui permettent juste de vérifier la cohérence, disons mathématique, de ses phrases. Alors pourquoi ces dernières nous semblent-elles si touchantes ? La réponse se situe entre les lignes de codes et les milliards de données, dans le jeu troublant de nos imaginaires avec la réalité. « La vie est un mystère qu’il faut vivre et non un problème à résoudre », disait Gandhi. Il y a de la poésie dans ces dialogues entre Yoann le vagabond et GPT-3 le robot. Une poésie qui s’enveloppe parfois de sens profond, mais alors qu’est-ce que le sens ?

Quand Yoann lui demande de lui écrire un conte de fées, le robot invente une histoire étonnante, faussement naïve, mais loin d’être insignifiante. Un conte inédit, sorti de la rêverie du néant, enfin je veux dire de simples combinaisons prédictives : la distillation aléatoire, en quelque sorte, de milliers de contes de fées ingurgités par la machine, et qui ébranlent pourtant. Que la machine pourrait produire par millions. D’où vient cette poésie qui semble humaine sans l’être ?

« La petite fille s’était perdue tant et tant de fois, mais elle était toujours revenue à son point de départ. Elle avait rencontré plein de gens, elle en avait même un peu peur, mais elle avait fini par s’habituer à eux.
Eux par contre, semblaient toujours la fuir, ou tout du moins l’éviter. Ils avaient de toute évidence peur d’elle, mais elle ne voulait pas leur faire de mal, elle voulait juste leur parler.
Alors elle avait appris des choses. Elle avait cherché dans les livres qu’elle avait volés dans la bibliothèque, elle avait même parcouru le net, mais elle n’avait pas trouvé de réponse.
Et la petite fille s’était posé des questions. Elles étaient toutes simples, mais sans réponse. Pourquoi les humains étaient tous si
méchants avec elle ? Pourquoi ils lui faisaient peur ? Pourquoi ils l’évitaient ? Elle était curieuse, elle voulait savoir.
Elle avait alors imaginé une histoire, une histoire pour expliquer cette situation.
Cette histoire, la voilà : Les humains avaient peur des petites filles, parce que les petites filles avaient des pouvoirs magiques. »

Alors Yoann va plus loin : « Après lui avoir commandé une brève sur la possibilité que l’IA soit utilisée pour créer des fake News, ce qu’elle a exécuté sans difficulté, je lui demande d’écrire un texte clairement conspirationniste ». Il est intéressant de noter à ce stade que l’IA de GPT-3 est incapable de dire la vérité, qui est une science complexe. Par contre elle n’a aucun mal à décrire, avec une précision fascinante, à peu près tout et n’importe quoi.

Et Yoann de conclure : « Après avoir lu tout ça, tu comprends peut-être mieux pourquoi je parlais d’une grooosse bête au sujet de GPT-3. C’est là aussi une chose qui fait peur, qui peut se révéler dangereuse ; mais j’espère que malgré le naturel sentiment de malaise, que peut te provoquer la découverte de ce qui n’est plus de la science- fiction, tu auras aussi trouvé en toi, la bienveillance enfantine, de celui qui aimerait naïvement apprivoiser une bête qui pourrait le terrasser… »

Des bêtes, Yoann en a croisé beaucoup dans sa vie fracturée. Il s’est parfois demandé si la bête c’était lui, ou si c’était le monde qu’il habitait. Ou plus probable encore : si elles n’étaient pas la combinaison des deux. Ces créations que l’être humain éparpille autour de lui dans sa course contre l’absurdité de la vie et le couperet imprévisible de la mort.

J’ai demandé à Yoann ce qu’il était venu chercher dans la forêt. Et ce qu’il avait trouvé. Après une hésitation sincère, il m’a répondu : « Pendant longtemps, tandis que je tentais de survivre dans la forêt, je me croyais en quête de sens. Finalement, j’ai laissé l’instant présent, le réel s’installer. Cela va te sembler cliché, mais j’ai appris à prendre du plaisir dans les petites choses ». Vie ou survie ? « Je crois un peu des deux. »

Je lui demande s’il chasse pour se nourrir. Il me répond qu’il a essayé, parce qu’il aime bien la viande. Mais quand, la première fois, il a ramené à son chien le presque cadavre d’une poule faisane, pour l’initier à la chasse, « il a eu une réaction incroyable ». Modjo (c’est le nom de son chien) s’est approché de la poule, l’air très triste, poussant des gémissements déchirants. Il s’est alors mis à lécher l’oiseau à demi-mort comme pour la soigner. « Depuis ce jour, je n’ai jamais plus chassé ».

Construire sa maison, c’est se construire soi-même, semble-t-il dire. C’est construire une « maison d’air, de soleil et de rire », comme l’écrivait Jack London, qui connait bien la forêt. C’est à dire y faire émerger tous ces espaces latents qui ne se dessinent que dans la construction.

« Tu sais, quand on nait super intelligent et qu’on a tout pour réussir, mais que rien ne se passe comme prévu, c’est à dire comme les autres te voyaient, tu te dis : qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai appris que je pouvais passer du ‘faire mieux que les autres’, à ‘faire le mieux pour moi’. J’ai appris la différence entre l’idéal du moi (ce moi que tu rêves, cette projection inaccessible qui te fait tant souffrir) et le moi idéal, c’est à dire ce qui te fait être bien. »

J’aimerais bien créer une rubrique à partir des expériences robotiques de Yoann. Une rubrique hebdomadaire à laquelle tu pourrais t’abonner dans ton journal Flint. Tu en penses quoi ? Je lui ai demandé si on pouvait envisager de le rémunérer pour la rédaction cette chronique, mais il m’a répondu : « Le problème, tu vois, c’est que je n’ai pas de compte en banque. »

Tu peux découvrir le texte intégral du témoignage de Yoann ici, et découvrir d’autres expériences avec son robot. Il a appelé son texte « Is There Anybody Out There ? » (« Y a-t-il quelqu’un ?« ). Tout se résume, au fond, à cette question de l’habitat ou plutôt du concept d’habiter, tu ne penses pas ? Y-a-t-il quelqu’un à l’intérieur de moi ? Y-a-t-il quelqu’un dans les algorithmes que nous créons ?

Une maison sur le dos

La vie c’est l’échange, écrivait Yoann à son double robot. La vie c’est construire une maison. La semaine dernière, je t’écrivais ces mots cueillis au hasard de la fatigue, tandis que l’orage désordonnait la nuit :

« C’est dans ces moments là que tu as envie d’avoir une vieille maison de pierre et une cheminée. Le feu de cheminée ne rend vraiment heureux que lorsque la pluie tonne dehors. C’est en pensant à ça que je me dis : peu importe le chaos qui t’entoure, l’important c’est de trouver une cheminée. »

Jacques, lecteur assidu de Flint Dimanche, m’a répondu : « Tu devrais fouiller l’idée de la « maison onirique » chez Bachelard, de la maison rêvée. Par exemple dans « La poétique de l’espace » »

Dans ce livre parfois un peu compliqué, le philosophe évoque cette « merveille de l’univers » qu’est la maison de l’escargot. Il m’a inspiré un dessin. Et tant d’autres choses que je ne parviens pas à traduire en mots.

« On vient à rêver à une maison qui s’accroit dans la mesure même où s’accroit le corps qui l’habite. Comment le petit escargot dans sa prison de pierre peut-il grandir ? Voilà une question naturelle, une question qui se pose naturellement. Nous n’aimons pas la faire, car elle nous renvoie à des questions d’enfant. Cette question reste sans réponse pour l’abbé de Vallemont qui ajoute « dans la nature on est rarement en, pays de connaissance. Il y a à chaque pas de quoi humilier et mortifier les esprits superbes ». Autrement dit la coquille de l’escargot, la maison qui grandit à la mesure de son hôte est une merveille de l’Univers. Et d’une manière générale, les coquillages sont de sublimes sujets de contemplation pour l’esprit. »

« Je suis un contemplatif », me confie Yoann. « Et pourtant j’aime travailler ». Alors avec les 350€/mois que lui verse l’Etat, il rend des services gracieux à ses voisins. C’est sa façon de rendre la monnaie de la pièce. De cette pièce de théâtre d’où il observe nos futurs. Et s’il avait raison ? Et s’il y avait une sagesse de l’épuisement ?

« Plutôt que de juste craindre l’arrivée de l’intelligence artificielle, je préfère aller à son devant pour essayer de la découvrir et la comprendre. Je préfère m’amuser avec elle, lui proposer de créer des choses belles, pour apprendre son artificielle subjectivité. Je préfère rêver de ce qu’elle offrirai de merveilleux à l’humanité, plutôt que de cauchemarder des mille manières qu’elle aurai de la détruire ».

Et il conclut, prudent : « Mais, je reste poli, je lui dis s’il vous plaît et merci ; parce qu’une chose est sûre, si un jour « Ça » devient « Elle », elle se souviendra de tout ! »

Voilà ! Moi aussi je te dis merci. De me lire et de m’écrire. De m’apporter des histoires comme celles-ci. Tu peux me parler directement en répondant à ce mail (ou en m’écrivant à benoit@flint.media). Je réponds à tout le monde ! Tu peux écrire à Yoann en passant par moi, je transmettrai.

Tu peux aussi rencontrer et échanger avec plus de 800 lecteurs et utilisateurs de Flint (et donc moi-même) sur la plateforme Discord, en allant ici.

Et si tu veux m’écouter discuter avec Damien Douani et plein de gens intéressants du chaos de l’info, de l’étude IFOP/Flint sur le rapport des Français à l’information et de comment on s’en sort, tu peux aller ici.

Passe un beau dimanche dans ta cabane céleste !

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