Flint

Flint Production

Les pièges du cerveau : le biais de négativité

Les pièges du cerveau : le biais de négativité

👎 Toi aussi tu as l’impression que de manière générale, que tu es plus affectée par une information négative que positive ? Que les informations négatives prennent beaucoup plus de poids dans ta réflexion que celles positives ? En fait, c’est une perception de ton cerveau qui t’emmène (une nouvelle fois) dans ses pièges ! Il s’agit du biais de négativité.

🦣 Première chose tout à fait étonnante : selon plusieurs experts, dont les “darwiniens”, ce biais de négativité trouverait son origine… au temps des premiers hommes, où il leurs était d’une grande utilité ! À cette époque, la question de la survie était quotidienne, donc le cerveau humain a dû se programmer en fonction : en rendant méfiant, le biais de négativité permettait d’anticiper le danger, donc de prendre de meilleures décisions pour survivre. Oui mais voilà, les temps ont évolué et la question de la survie avec. Résultat, le biais de négativité peut devenir un fardeau, plus qu’une aide.

🧠 Des études prouvent qu’aujourd’hui, ton cerveau mémorise beaucoup plus facilement les mauvaises nouvelles que les bonnes (Fabrique Spinoza, L’optimisme). On en parlait aussi ici il y a quelques mois. Tu sais pourquoi ? Car face à un stimulus négatif, la réponse de ton cerveau provoque une activation beaucoup plus importante dans ton cortex cérébral (notamment responsable de la mémoire) que face à un stimulus positif (voir les travaux de  John Cacioppo). Il y aussi l’étude de Paul Rozin et Edward Rozyman, qui considère le biais de négativité comme une combinaison de prédispositions innées et d’expériences. 

Tout cela, les médias et les politiques le savent. Donc, que font-ils ? Ils exploitent le biais de négativité : les mauvaises informations captent l’attention, font vendre. La hiérarchie de l’information dans les médias amplifie ce sentiment d’une actualité générale négative. Cela influe beaucoup sur ta vision du monde, de l’autre, et parfois même de toi. Mais ce biais peut parfois t’être utile dans les prises de décision pour “éviter le pire”. 

💡 Pour contrebalancer tous ces constats, il y a le journalisme de solution, ce qu’essaye un peu de faire Flint pour le coup. Réelle solution ou utopie ? Chacun a son opinion sur la question. Au début des années 1970, le sociologue des médias Marshall MacLuhan, estimait que “Good news is no news”… 

→ Tu peux écouter le podcast de France Info “Est-il déraisonnable d’être optimiste ?” 
→ Il y a le livre de John Tierney et Roy Baumeister “The Power of Bad: And How to Overcome It”  
→ L’article de Shortcogs sur la question est très complet (il y a plein de références à la fin)
→ Plusieurs médias ont décidé d’axer leur contenu sur de l’information positive comme L’Observatoire du positif ou Le Média positif.

Comme tu le sais, Flint est gratuit. Comment nous finançons-nous ?
En proposant un super service pour les entreprises : créer des newsletters intelligentes en quelques minutes, remplies automatiquement avec du contenu de qualité, pour sensibiliser ses collaborateurs ou sa communauté aux vraies tendances qui comptent. Pour demander un test gratuit de 30 jours, tu peux aller ici !
La recommandation est notre principale source de revenus.
Merci merci !



A lire aussi ...

Liberté d’expression et réseaux sociaux, on en est où ?

Liberté d’expression et réseaux sociaux, on en est où ?

Par

 

Tanguy Oudoire

Face au réchauffement climatique, passer de l’éco-anxiété à l’éco-colère

Face au réchauffement climatique, passer de l’éco-anxiété à l’éco-colère

Par

 

Delphine Pouchain

Redevance audiovisuelle : quels enjeux ?

Redevance audiovisuelle : quels enjeux ?

Par

 

Léo Lefrançois

Voir plus d'articles
Flint