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Qu'ils s'agisse de parler d'algorithmes, de la vie en ligne ou de robots et autres outils connectés, retrouve ici tous nos articles relatifs au vaste monde du numérique :


Notre boîte mail, cette grande pollueuse

Notre boîte mail, cette grande pollueuse

📧 Les mails sont l’un des moyens de communication les plus utilisés dans le monde. Mais parce qu’ils sont uniquement accessibles en ligne ne signifie pas qu’ils n’ont pas d’effet sur nos vies et notre environnement. Au contraire, ta boîte de messagerie est une véritable machine à gaz à effet de serre.

🏭 L’envoi d’un mail fait intervenir plusieurs serveurs hébergés dans des data centers, alimentés en électricité généralement issue d’énergies fossiles. C’est pour cette raison que le simple fait d’envoyer un mail pollue, plus ou moins selon le type de mail (standard, avec une pièce-jointe, newsletter…). Les mails stockés sont également source de pollution puisque cela demande aux data centers une grande quantité d’énergie.

👀 Dans ces mails qui s’accumulent, une grande partie n’est jamais lue… C’est notamment le cas des mails envoyés par les grandes entreprises comme Twitter, Google, LinkedIn ou Amazon. À côté de ça, la newsletter a été adoptée par de nombreux médias : comme un pilier de la stratégie éditoriale, pour Flint par exemple, ou comme une composante de cette stratégie, dans les médias plus traditionnels.

💡 Des gestes simples peuvent permettre de réduire cette pollution “dormante” comme réfléchir à l’essentialité d’un mail avant de l’envoyer, limiter le nombre de pièces jointes, ou encore utiliser des solutions alternatives, comme Newmanity, dont les données sont stockées dans des data centers alimentés aux énergies renouvelables.


Modération : la désinformation, la violence et YouTube

Modération : la désinformation, la violence et YouTube

❓ Que fait YouTube pour protéger ses utilisateurs des contenus faux, violents, agressifs ? En fait-elle trop ? Le fait-elle bien ? Quatrième épisode de notre série sur la modération : plongeons dans le rabbit hole des vidéos hébergées par Google, ou la tendance des algorithmes à emmener l’internaute dans des spirales toujours plus précises – parfois extrêmes – de contenus.

Cartographie de YouTube : Propriété de Google depuis 2006, YouTube est aujourd’hui le plus grand réseau social, en nombre d’utilisateurs mensuels. Si certains considèrent la plateforme comme une alternative à la télévision ou aux sites de streaming vidéo et audio, elle fait aussi partie intégrante de l’économie de passion, permettant à des milliers de créatrices et créateurs de vivre des vidéos qu’ils y publient.

Une modération trop timide ? Les publications contrevenant aux règles d’utilisation de YouTube sont minoritaires par rapport à la production quotidienne de ses utilisateurs. Néanmoins, la plateforme est accusé de laisser-faire sur les questions de violence, de pédocriminalité, de haine en ligne. Pour la désinformation, certains pointent une forme de laxisme, d’autres soulignent la propension de son algorithme de recommandation à pousser des informations fausses et/ou complotistes.

Une modération déséquilibrée ? D’autres critiques s’attachent à ce qu’ils considèrent comme une modération inégalitaire : des chaînes de créateurs LGBTQ démonétisées alors que celles de leurs collègues hétérosexuels ne le sont pas, des bords politiques (notamment extrêmes) plus recommandés que d’autres, etc. Dans certains cas, la modération de YouTube est carrément perçue comme abusive. 

Comment YouTube modère-t-elle ? La plateforme s’appuie sur des modérateurs professionnels, mais aussi amateurs (avec le programme YouTube Heroes) et des algorithmes (qui se montrent parfois excessifs). Récemment, YouTube a multiplié les mesures contre la désinformation autour de sujets d’actualité comme le Covid-19 ou le réchauffement climatique, allant de la démonétisation à la suppression totale du contenu.

Quelles pistes d’amélioration ? C’est l’enjeu pour toute les plateformes, et YouTube n’y coupe pas : intensifier la lutte contre la cyberviolence, garantir une modération équitable ou encore réduire les effets parfois néfastes de la recommandation sont autant de sujets qui occupent YouTube et ses observateurs extérieurs. 


Les 5 infos à emporter… pour penser la place des femmes dans la science et la connaissance

Les 5 infos à emporter… pour penser la place des femmes dans la science et la connaissance

Dans sa mission pour t’aider à découvrir des sources variées d’information et de nouvelles voix, Flint a décidé de te proposer une sélection de documents, livres, documentaires, podcasts testés et approuvés par l’équipe pour l’éclairage précis qu’ils apportent sur des thématiques parfois méconnues qui traversent l’actualité. Ce matin, on s’intéresse à la question de la place des femmes dans le savoir, aussi bien scientifique que numérique.


Modération : les fake news, la politique et Facebook

Modération : les fake news, la politique et Facebook

🔎 Avec 2,8 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, Facebook est le plus grand réseau social du monde. Les récentes révélations de la lanceuse d’alerte Frances Haugen reviennent braquer le projecteur sur les actions réalisées ou non par le réseau de Mark Zuckerberg pour modérer les propos éléments publiés sur sa plateforme.   

📇 Petit état des lieux : Facebook est le plus gros réseau social au monde et son modèle économique repose sur la publicité ciblée. Il fait face au vieillissement et à la réduction progressive des activités de ses utilisateurs, ce qui explique ses tentatives de maintenir l’engagement. 

⚙️ Quelles critiques visent sa modération ? Comme Twitter, Facebook est à la fois accusé de ne pas en faire assez pour modérer les fausses informations, les manipulations politiques, la violence, mais aussi d’en faire trop en supprimant du contenu de manière parfois incohérente.  

🧰 Comment (ré)agit Facebook ? L’entreprise de Zuckerberg ne chôme pas. Elle a triplé son nombre de modérateurs humains entre 2017 et 2020, lancé des programmes dédiés à la lutte contre les fausses informations, modifié ses algorithmes de modération et d’ordonnancement du fil d’actualité, entre autres. Néanmoins, le problème porte sur l’efficacité réelle de ces mesures (et leurs buts : préserver la paix sociale ou maximiser l’engagement ? Les deux peuvent-ils aller de pair ?)

📁 Que soulignent les Facebook Files ? Les documents dévoilés par la lanceuse d’alerte Frances Haugen remettent de l’eau au moulin de la critique. Ils montrent que l’immense majorité des efforts de modération sont réservés aux pays occidentaux voire aux États-Unis. Ils soulignent que certaines modifications algorithmiques cherchaient peut-être trop à servir des intérêts économiques, et illustrent, entre autres, la manière dont ces technologies peuvent échapper à leurs créateurs.


La cyberviolence, la politique et Twitter

La cyberviolence, la politique et Twitter

Ce matin, Tanguy Oudoire et Mathilde Saliou se penchent sur Twitter et ses problématiques de modération :

1️⃣ D’abord, quelques chiffres-clés : au premier trimestre 2021, Twitter comptait plus de 206 millions d’utilisateurs journaliers actifs dans le monde, dont 36% de femmes. En France, 4 millions de visiteurs uniques se rendent quotidiennement sur le réseau.

2️⃣ Ensuite, un récap’ de l’état de la violence dans le débat public en ligne : elle vise en priorité les femmes et toutes les minorités. Twitter, lui, a mis 7 ans avant de proposer sa première fonctionnalité de modération et reste critiqué pour sa faible modération des violences sexistes et sexuelles, du racisme, des discours homophobes et handiphobes.

3️⃣ Cet état des lieux posé, vient la grande question : comment Twitter organise sa modération ? Des algorithmes trient la plus grande partie des tweets, mais des êtres humains s’occupent de modérer les cas les plus graves. Entre 2013 et 2021, la plateforme a fait évoluer ses fonctionnalités, sans jamais parvenir à créer l’unanimité. 

4️⃣ Ça s’explique notamment parce qu’un autre grand pôle de critique se plaint d’un excès de modération, craignant que Twitter n’abime la liberté d’expression. Pour évoquer cela, on se penche sur le cas américain, où la plateforme est régulièrement accusée de biais pro-démocrates par les Républicains. La suppression du compte de Donald Trump, le 8 janvier 2021, a enflammé les débats : était-ce de la censure ? Était-ce une manière d’appliquer enfin les règles d’utilisation de la plateforme ? Impossible de trancher (d’ailleurs, on rajoute de l’huile sur le feu en mentionnant tout un tas de campagnes d’astroturfing à visée politique qui ne sont pas modérées). 

5️⃣ Quelles solutions pour cette modération ? Certaines expérimentations tendent vers une modération plus collaborative, avec les utilisateurs. Mais certains voient cela comme une manière pour Twitter de se décharger de ses responsabilités de modération, alors même que différentes associations de protection de la liberté d’informer militent pour une meilleure gestion des discours sur la plateforme sociale. 


Pour ou contre les NFT ?

Pour ou contre les NFT ?

⛓️ Les jetons non-fongibles (NFT, non-fungible token) sont des objets numériques non interchangeables, des certificats d’authenticité d’oeuvres numériques, réputés quasiment inviolables car fonctionnant sur des blockchains. 

❌ Ils sont critiqués pour leur coût environnemental, leur caractère immatériel donc faillible, les usages immoraux qu’ils permettent (lorsque certains s’octroient la propriété des oeuvres des autres) et le vaste mouvement de spéculations qui les entourent. 

✅ Les NFT sont notamment bénéfiques pour les artistes, qui ont jusque-là eu beaucoup de mal à faire valoir leurs droits d’auteur en ligne, où la culture de la gratuité, de la reproduction et du remix sont très répandus. Ils séduisent beaucoup d’adeptes de la décentralisation puisqu’ils peuvent s’échanger de pair à pair. 


Réseaux sociaux et modération, quel est le souci ?

Réseaux sociaux et modération, quel est le souci ?

1️⃣ Les réseaux sociaux ont transformé l’accès à l’information et nos possibilités de pouvoir discuter en public. Ce que nous y recevons et la manière dont nous le recevons est régi par des algorithmes, qui s’adaptent à nos comportements.
2️⃣ Si les États-Unis ont une perception très large de la liberté d’expression, en France, cette dernière n’est pas absolue. Or, assurée par des humains et des robots, les décisions de modération entrent quelquefois en contradiction avec des discours de défense de la liberté d’expression.
3️⃣ C’est le paradoxe de la gestion des contenus sur les réseaux. Si les outils et les algorithmes de modération propres à chaque plateforme se développent depuis plusieurs années, des critiques subsistent : gestion insuffisante des fausses informations, des contenus clivants et haineux, notamment envers les femmes et les minorités, persistance de contenus pédocriminels, accusations de biais politiques ou discriminants…


Comment réguler la reconnaissance faciale ?

Comment réguler la reconnaissance faciale ?

Les débats font rage autour de la reconnaissance faciale. L’intérêt que lui portent les forces de police à travers le monde suscite des inquiétudes, notamment à cause des risques d’erreurs et de discriminations. Mais quelles sont les principales pistes de régulation envisagées ?

> L’ONU milite pour un moratoire qui interdirait la reconnaissance faciale en attendant que des règles soient fixées.

> La Commission européenne envisage d’inclure l’usage policier dans les exceptions permettant d’utiliser la reconnaissance faciale.

> La Chine veut limiter l’usage de la reconnaissance faciale à l’identification des personnes et oblige que les données biométriques collectées sur son territoire soient stockées sur place.

> Aux États-Unis, une proposition de loi fédérale a été déposée mi-2020, mais est pour le moment restée lettre morte. Des villes et des États ont en revanche pris leurs propres mesures pour contrôler voire interdire la reconnaissance faciale.


Pour ou contre utiliser des caméras Ring pour lutter contre les violences conjugales ?

Pour ou contre utiliser des caméras Ring pour lutter contre les violences conjugales ?

Depuis 2019, la police américaine teste les caméras Ring pour lutter contre les violences domestiques. Bonne ou mauvaise idée ?

👍 Pour : dans les programmes pilotes lancés depuis 2019, ces caméras ont permis d’arrêter certains réfractaires aux interdiction d’entrer en contact avec leur (ex-)compagne. Le programme de Ring s’inscrit dans une tendance plus large de tests de solutions technologiques : le ministère français de la Justice vient par exemple de lancer un programme pour mettre des auteurs de violences dans la peau des victimes grâce à la réalité virtuelle.

👎 Contre : Les liens entretenus entre les forces de police et Amazon soulèvent des problématiques de protection de la vie privée. Spécialiste de l’éthique du numérique, Ailis Yeager écrivait en 2020 que Ring violait des principes fondamentaux des droits humains en filmant des utilisateurs à leur insu. Les fuites de données pourraient aggraver les problèmes de victimes de violences domestiques.


Facebook et l’art de produire de l’ignorance

Facebook et l’art de produire de l’ignorance

Chez Flint, on cherche à y voir plus clair dans l’info, y compris scientifique. Alors ce matin, je me penche sur le cas d’acteurs qui visent l’inverse : créer du doute pour produire une forme d’ignorance ou reculer la prise de conscience de certaines vérités scientifiques.